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CULTURE ET HISTORIQUE

Région de culture et de création, la MRC d’Avignon vibre au rythme d’une vie artistique intense où se rencontrent, entre autres, les cultures québécoise, acadienne, micmaque, écossaise et irlandaise. Arts de la scène, arts visuels, événements culturels et patrimoine, tout est mis en œuvre pour soutenir l’essor culturel.

La communauté culturelle est dynamique dans la MRC d'Avignon.


Historique du peuplement
Extrait du schéma d'aménagement et de développement
Auteur : MRC d'Avignon

Les premiers occupants de la péninsule gaspésienne étaient les Micmacs; une des nations algonquines, présente sur le territoire 2500 ans avant l'arrivée des européens. Ce peuple vivait de chasse et de pêche, s'établissant à l'embouchure des rivières poissonneuses en été et s'enfonçant dans les terres en hiver.

C'est en 1534 que Jacques Cartier prit possession de la Gaspésie au nom du roi de France, la colonisation ne s'enchaînant que beaucoup plus tard. Les premiers à venir exploiter les bancs de morues étaient les pêcheurs normands, bretons, basques et rochelais. À la suite de la conquête de 1759, l'industrie de la pêche à la morue pu se développer. À cette époque, la Gaspésie vivait presque exclusivement de ses propres ressources, en étant coupée du reste de la province par un vaste arrière-pays. De plus, elle ne comptait que quelques centaines d'habitants. Après 1759, la Baie-des-Chaleurs se peupla d'acadiens principalement réfugiés à Ristigouche, alors que des loyalistes immigraient dans la région suite à l'indépendance américaine de 1774. C'est en 1832 que fut terminé le chemin Kempt qui reliait la région de la Mitis à la Baie-des-Chaleurs, alors que le chemin de fer fit son entrée dans la région en 1889 en s'arrêtant à Maria. Ce n'est qu'en 1911 que le réseau ferroviaire se rendit à Gaspé.

Le XXe siècle permit la diversification de l'industrie avec la pêche du homard et du hareng. La colonisation de zones agricoles commença aussi à se développer sur la frange littorale de la région et dans la vallée de la Matapédia. L'exploitation forestière prit son essor au début de ce siècle avec l'implantation d'industrie de bois de sciage. Le bois, coupé en hiver, était transporté vers les scieries de la côte au printemps par la drave.

Jusqu'aux grands changements sociaux des années 1960, la population augmenta, quoiqu'un courant d'émigration se mît en place dès la fin des années 1800, diminuant la proportion d'anglophones dans la péninsule. Durant les années 1960, l'état, par l'entremise du bureau d'aménagement de l'est du Québec (BAEQ), tenta diverses interventions d'ordres économiques dans le but de restructurer la société gaspésienne et d'enrayer le chômage dont souffrait la région. Entre autres, des villages furent fermés, comme ce fut le cas notamment de Saint-Louis et de Saint-Étienne-de-Restigouche.

Lors du régime français en Amérique, le système seigneurial s'imposait en Nouvelle-France comme nouveau mode de division des terres. Il encourageait la pénétration des terres en situant la seigneurie près d'un cours d'eau et en la subdivisant en rectangles longs et étroits. Les seigneuries étaient groupées en rangs, le premier de ceux-ci touchant directement au cours d'eau. Contrairement à la plupart des régions du Québec, aucun peuplement permanent ne s'est établi sous le régime français dans la Baie-des-Chaleurs. Les véritables tentatives de colonisation ne furent possibles qu'avec l'arrivée des acadiens après 1760. Le système seigneurial ne s'étant jamais développé, faute d'habitants, la région est divisée en cantons, ou « township », mode de division des terres instauré par les Anglais après la conquête. C'est en 1786 que furent tracé les cantons de Nouvelle, Carleton, Maria et New Richmond.

 
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